Mikel Arteta : « J’ai toujours ce poison dans les veines » après la finale face au PSG
📷 Ronnie Macdonald from Chelmsford, United Kingdom · CC BY 2.0 · Wikimedia Commons
Toujours hanté par le triomphe continental du Paris Saint-Germain, Mikel Arteta peine à masquer une amertume tenace. Loin de s'y résigner, le technicien basque transforme désormais cette désillusion en moteur pour porter Arsenal vers les sommets.
La cicatrice de Budapest reste une blessure vive pour l'ancien milieu parisien
Le revers concédé sur la scène continentale refuse de s'effacer de l'esprit du patron des Gunners. Selon The Athletic, Mikel Arteta a confié ressentir encore cette amertume et ce « poison dans les veines ». Le technicien basque fait directement écho aux propos tenus par Arsène Wenger dans The Guardian en 2016. L'illustre manager alsacien qualifiait chaque désillusion de cicatrice dans le cœur capable d'écourter l'espérance de vie d'un compétiteur acharné.
Cette douleur découle directement du dénouement irrespirable vécu face au Paris Saint-Germain le 30 mai dernier en Ligue des champions. Les deux formations s'étaient neutralisées sur le score de 1-1 avant l'épreuve des tirs au but. Le défenseur central Lucas Beraldo avait alors validé la victoire historique des Franciliens au bout du suspense. Passé par le club de la capitale au début de sa carrière de joueur, le manager espagnol mesure l'impact psychologique de cette consécration adverse.
Arsenal transforme la désillusion européenne en moteur d'un projet blindé jusqu'en 2030
Loin de sombrer dans la résignation, le stratège londonien entend exploiter cette cicatrice pour galvaniser ses troupes en Premier League. Sacré champion d'Angleterre au mois de mai précédent après 22 ans d'attente, Arsenal a immédiatement répondu sur le terrain. L'écurie britannique a enchaîné sept victoires d'affilée en début d'exercice avant de chuter 3-0 contre Brighton & Hove Albion. Cette frustration accumulée sert de tremplin tactique pour maintenir une intensité totale au fil des semaines.
Le destin du tacticien ibérique épouse désormais une trajectoire parallèle à celle dessinée par Luis Enrique au sein de l'écurie parisienne. Récemment prolongé jusqu'en juin 2030, l'entraîneur d'Arsenal touche près de 20 millions de livres sterling par an. Ainsi conforté, il se projette pleinement sur le long terme. Les deux techniciens espagnols partagent la même échéance contractuelle et nourrissent l'ambition de régner sans partage sur le continent. Alors que Paris prépare la réception du Mans (samedi 10 octobre) en championnat avant d'affronter Manchester City, ce duel à distance promet de rythmer les prochaines batailles européennes.
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